Pour finir, un grand repas festif !

MARCHE SUR LE FEU : EPISODE NEUF

C’est le dernier épisode de notre grand reportage consacré aux marches sur le feu ! Un épisode riche en sourires, en anecdotes, et verres de rhum partagés ! Du rhum traditionnel, pur, et rempli à moitié du gobelet, à boire cul-sec, s’il vous plaît !


Alors, vous n’en voudrez pas trop à notre photographe d’avoir ramené si peu d’images ! Pour l’anecdote, il est arrivé ce midi-là dans la cour de la chapelle l’estomac vide. Le tikkouli brûlait encore, le prêtre et président de l’association des fidèles du temple prit le temps de remercier ceux-ci, et tous ceux qui avaient rendu possible l’organisation de ces dix huit jours de cérémonie. Le repas n’était pas tout à fait prêt, et la salle loin d’être pleine… Alors notre reporter s’est un peu promené dans l’arrière-cour, qui demeure « laïque » même durant les cérémonies. Il a réalisé quelques vidéos, que vous verrez bien sûr, sympathisé à droite et à gauche et remercié les uns et les autres, mais rapidement est venue l’heure de l’apéro :
– Oté Photographe, un ptit rhum ?
– Euh… oui mais un doigt alors, et avec du coca siouplé !
– Ah non, le premier ici c’est toujours pur, moitié du verre, et cul-sec ! Tradisyon sa dalon !

Inutile de dire que le temps d’écrire ces mots, votre serviteur était cuit. Du coup vous n’aurez pas d’autres images que celles-ci, soit parce que celles qui existent sont trop intimes, soient parce qu’elles sont floues, à moins que ça n’ait été l’oeil de Brieuc qui n’y était plus. Car bien sûr, ledit « petit rhum » n’était que le premier d’une suite sympathique !

Une suite qui commence peu à peu par un apéro dînatoire : se succèdent ainsi la tête, les pattes, le foie et d’autres morceaux de choix des animaux sacrifiés, chacun accommodé à sa sauce. Sauce réunionnaise, et donc sauce pimentée ! Pour faire passer, rien de tel qu’un ptit Charette ! Ce sera décidément vraiment la fin des images : il vient en effet un moment où malgré tout le professionnalisme du monde, on finit par oublier la mission qui est la nôtre. Et après coup, c’est comme si ça avait été le but recherché : imaginez, vous invitez chez vous un ami, un client, et durant cet instant que vous vouliez de partage, votre hôte n’est jamais avec vous, mais concentré sur les images qu’il pourrait ramener de votre intérieur, ou de vos autres amis présents !

Brieuc, notre photographe, a donc rendu l’âme et rangé son matériel. Avant de succomber, il a eu le temps de réaliser cette photo de groupe des marcheurs de la veille, désormais en civil corps et âme, comme des acteurs revenus dans les coulisses de leur scène : l’épopée du Mahabharata est refermée jusqu’à la prochaine occasion de revêtir les habits de cérémonie ! En attendant, profitez-en pour regarder leurs pieds : ILS ONT MARCHE SUR LE FEU !

La suite et la fin de ce reportage se poursuivra donc à l’intérieur, à huit clos : la dernière photo aura finalement été prise avec un téléphone, tandis que nous étions déjà passés à table : au menu, les cabris sacrifiés servis en Massalé avec grains (des poids du Cap) et riz sur une feuille de bananier. Tradisyon jusqu’au bout ! Pour ceux qui le souhaitent, possibilité d’accompagner le tout d’un bon rougail dont le piment – vous l’imaginez bien – se mariera parfaitement à l’agressivité du rhum. Que nos lecteurs se rassurent toutefois, il y avait à table également de la Dodo, de l’eau et des softs. Mais on n’en veut nullement à nos reporters de payer de leur personne s’ils choisissent d’expérimenter les extrêmes ! 

D’ici peu, les moments forts de ce weekend d’immersion au temple tamoul vous seront présentés en vidéo, avec les interviews et explications des principaux protagonistes. Nous remercions infiniment ceux-ci, et plus particulièrement Gautier, secrétaire de l’association, Guillaume, son père le président et prêtre principal, le frère de celui-ci, Mr Gillot, François, les prêtres et les vicaires du temple, les joueurs de tambours, et toutes les personnes qu’il ne nous a pas été possible de rencontrer ou dont nous avons oublié le prénom, mais qui ont accueilli nos appareils et nos micros sans aucune retenue, et avec le plus grand des respects. Merci beaucoup !

Texte et photos © Brieuc Coessens

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error: Contenu protégé ! © Zembrocal Mag/ Brieuc Coessens