Un projet de film à l’origine de Zembrocal Mag

Lorsqu’il débarque pour la première fois un jour de mai 2017 à La Réunion sans aucune préparation, le réalisateur et photographe belge Brieuc Coessens ne connaît de l’île que le contenu des cartes postales touristiques et des marronniers journalistiques diffusés en Métropole : ses cyclones et ses requins, et bien sûr son volcan, ses températures clémentes toute l’année, son rhum, son vivre-ensemble, et ses pitons, cirques et remparts, qui en font un paradis pour les randonneurs.

Partager sur :

Dès son arrivée pourtant, c’est son vernis européen, son modernisme et son urbanisation galopante qu’il remarque. Après 11 heures d’avion, et franchissant l’Equateur pour la première fois, tandis qu’il s’attendait à des parfums d’Afrique ou en tous cas d’Ailleurs, son premier contact avec l’île fut une autoroute bordée de grandes enseignes familières et d’immenses zones commerciales ! Plaques d’immatriculation, signalétique, services publics, drapeaux, tout était à première vue « français ».
En manque de dépaysement, le photographe se retrouve rapidement immergé au sein de rassemblements familiaux, religieux ou festifs dont il ignore tout du sens mais qui lui révèlent comme une évidence que sous ce vernis « franco-français » se cache une nation à part entière, riche d’une langue propre, et d’autant de traditions qu’il y a de communautés !

Parmi celles qui lui ouvrent leurs portes, la famille Soubadou, et les disciples de leur chapelle La Mizer à Terre Sainte, avec qui il se lie d’amitié. Plusieurs fois invité à filmer leurs cérémonies familiales en toute intimité, c’est tout naturellement auprès d’eux, à Saint-Pierre, qu’il s’installe dans un premier temps.

Quelques mois plus tard, passé le temps de la récolte de la canne, le réalisateur migre dans les « Hauts » de l’île, sur la commune du Tampon : changement total de décor ! Cocotiers et canne à sucre font place aux champs d’ananas, puis aux cultures maraîchères, aux prairies d’herbe grasse, aux forêts de sapin et aux alpages givrés…

Ici La Réunion s’affiche agricole, vosgienne, jurassienne, alpine. Une Réunion dont Brieuc Coessens n’avait pas le moindre soupçon, et dont les acteurs, descendants des « Petits Blancs des Hauts », lui raconteront les secrets.

Au coin du feu sur lequel on cuisine encore quotidiennement, ou à l’abri de cases sans âges, au contact des anciens, des éleveurs des Hauts, des pénitents malbars ou encore des vieux pêcheurs du Sud, le réalisateur belge vous invite à le suivre dans sa quête de visages, de patrimoines et d’instants qui sont à ses yeux de Zoreil l’essence-même de l’identité créole réunionnaise !

Partager sur :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Contenu protégé ! © Zembrocal Mag/ Brieuc Coessens